Votre donneur d'ordre vous renvoie votre facture avec un message laconique : « il manque la mention autoliquidation ». Ou votre client allemand refuse de payer la TVA que vous avez ajoutée par habitude. Si vous travaillez en sous-traitance dans le bâtiment, ou si vous facturez des entreprises établies dans l'Union européenne, la mention « Autoliquidation » n'est pas un détail : elle est obligatoire, encadrée par des textes précis, et son absence peut se payer cher lors d'un contrôle — ou simplement bloquer votre règlement.

La bonne nouvelle : le sujet est moins compliqué qu'il n'y paraît. Dans ce guide, vous trouverez exactement quoi écrire sur votre facture, mot pour mot, selon votre situation : la formulation légale, les variantes admises, où placer la mention, les mentions qui l'accompagnent, un exemple commenté ligne à ligne, et ce que vous risquez si elle manque.

L'autoliquidation de la TVA, c'est quoi exactement ?

Dans le circuit classique de la TVA, c'est vous, le vendeur, qui collectez : vous facturez la TVA à votre client, vous l'encaissez avec le prix, puis vous la reversez à l'administration fiscale lors de votre déclaration.

Le principe : l'inversion du redevable

L'autoliquidation inverse ce schéma. Le redevable de la TVA n'est plus le fournisseur qui émet la facture, mais le client qui la reçoit. Concrètement : vous facturez votre prestation hors taxes, sans collecter un centime de TVA, et c'est votre client qui déclare lui-même la TVA correspondante sur sa propre déclaration — il la « liquide » pour son propre compte, d'où le terme d'autoliquidation. Le plus souvent, ce même client déduit simultanément cette TVA : l'opération est alors neutre pour sa trésorerie.

Pour vous, les conséquences sont directes : aucune TVA collectée sur la facture, un total à payer égal au total hors taxes, et une mention obligatoire — le mot « Autoliquidation » — qui signale au client et à l'administration que ce n'est pas un oubli, mais un régime légal.

Pourquoi ce mécanisme existe-t-il ?

Deux raisons principales. La lutte contre la fraude, d'abord : des fournisseurs encaissaient la TVA puis disparaissaient sans la reverser ; en rendant le client redevable, l'État supprime ce risque à la source — c'est la logique du dispositif BTP. La simplification des échanges transfrontaliers, ensuite : plutôt que de vous immatriculer à la TVA dans chaque pays de vos clients européens, l'autoliquidation laisse votre client traiter la TVA localement, selon les règles et le taux de son propre pays.

Dans quels cas la mention « Autoliquidation » est-elle obligatoire ?

Pour un artisan ou un indépendant français, deux situations concentrent l'immense majorité des cas : la sous-traitance de travaux dans le bâtiment, et les prestations de services facturées à une entreprise assujettie établie dans un autre État membre de l'UE. Le tableau ci-dessous résume chaque situation, sa base légale et la formulation recommandée.

SituationBase légaleMention recommandée sur la facture
Sous-traitance de travaux dans le BTP (sous-traitant → entreprise principale assujettie)Art. 283, 2 nonies du CGI« Autoliquidation — TVA due par le preneur, art. 283, 2 nonies du CGI »
Prestation de services B2B pour un assujetti établi dans un autre État membre de l'UEArt. 196 de la directive 2006/112/CE« Autoliquidation — TVA due par le preneur, art. 196 de la directive 2006/112/CE »
Autres cas particuliers (fournisseur non établi en France, certains déchets neufs d'industrie, importations…)Textes spécifiques selon le cas« Autoliquidation », après validation du régime par votre expert-comptable

La sous-traitance de travaux dans le BTP

Si vous intervenez comme sous-traitant sur un chantier pour le compte d'une entreprise principale assujettie à la TVA, vos travaux relèvent du dispositif d'autoliquidation prévu à l'article 283, 2 nonies du CGI. Vous facturez votre donneur d'ordre hors taxes, et c'est lui qui autoliquide la TVA sur sa propre déclaration. Sont concernés les travaux de construction, y compris de réparation, de nettoyage, d'entretien, de transformation et de démolition en relation avec un bien immobilier, réalisés dans le cadre d'un contrat de sous-traitance.

Attention au périmètre : le dispositif vise la relation entre sous-traitant et entreprise principale. Si vous facturez directement le maître d'ouvrage, vous n'êtes pas en sous-traitance : la TVA s'applique dans les conditions habituelles. Pour les cas limites et les obligations du donneur d'ordre, consultez notre guide de la facture d'autoliquidation en sous-traitance BTP.

Les prestations de services B2B dans l'Union européenne

Deuxième grand cas : vous réalisez une prestation de services pour une entreprise assujettie établie dans un autre État membre — par exemple un bureau d'études français facturant un industriel allemand. En vertu de l'article 196 de la directive 2006/112/CE, la TVA est alors due par le preneur : votre client la déclare dans son pays, à son taux national. Votre facture part hors taxes, avec la mention « Autoliquidation » et les numéros de TVA intracommunautaire des deux parties.

Condition essentielle : votre client doit être un assujetti identifié à la TVA. Vérifiez systématiquement son numéro de TVA intracommunautaire dans la base VIES avant de facturer. Notre article sur la facture avec TVA intracommunautaire détaille les règles applicables aux ventes de biens et de services dans l'UE.

Les autres cas d'autoliquidation

D'autres situations donnent lieu à autoliquidation par le client : achats auprès d'un fournisseur non établi en France, certaines livraisons de déchets neufs d'industrie, importations, notamment. Chacune obéit à des règles et conditions spécifiques. Si vous pensez être concerné, ne vous contentez pas d'une mention recopiée sur un forum : faites valider le régime et la formulation par votre expert-comptable ou votre service des impôts des entreprises.

Quelle formulation exacte écrire sur votre facture ?

Le mot « Autoliquidation » suffit légalement

La réponse est plus simple qu'on ne l'imagine : la mention exigée par les textes est le mot « Autoliquidation », tel quel. Pas besoin de recopier un paragraphe de code fiscal : une facture qui porte ce seul mot, lisible et sans ambiguïté, satisfait à l'obligation.

En pratique, nous recommandons d'indiquer aussi la base légale : cela lève tout doute sur le régime appliqué, facilite le travail du comptable de votre client et montre, en cas de contrôle, que vous maîtrisez votre facturation. Les deux formulations recommandées :

  • Sous-traitance BTP : « Autoliquidation — TVA due par le preneur, art. 283, 2 nonies du CGI » ;
  • Services B2B UE : « Autoliquidation — TVA due par le preneur, art. 196 de la directive 2006/112/CE ».

Les variantes admises (et celles à éviter)

Des variantes proches sont couramment utilisées et admises dès lors que le mot « Autoliquidation » y figure : « Autoliquidation de la TVA », « Autoliquidation — TVA due par le preneur », ou la mention accompagnée de la référence légale comme ci-dessus. Pour un client étranger, il est d'usage d'ajouter l'équivalent anglais « Reverse charge » à côté de la mention française.

À éviter en revanche : les formules vagues qui ne comportent pas le mot attendu (« TVA à la charge du client »), la mention « exonération de TVA » — qui désigne un tout autre régime, on y revient plus bas —, et les factures contradictoires, comme une ligne de TVA à 20 % cohabitant avec une mention d'autoliquidation. La mention doit être claire, unique et cohérente avec les montants.

Où placer la mention sur la facture ?

Aucun texte n'impose un emplacement précis. Trois positions se rencontrent en pratique, souvent combinées : à la ligne de TVA du récapitulatif (« TVA : 0,00 € — Autoliquidation »), sous le total, ou dans le pied de page avec les autres mentions légales. Notre conseil : placez-la au plus près du récapitulatif des montants, là où votre client cherchera spontanément la TVA — l'endroit où son absence se remarque.

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À quoi ressemble une facture en autoliquidation ?

Une facture en autoliquidation ressemble à n'importe quelle facture professionnelle, à trois différences près, toutes situées dans la partie chiffrée.

Tous les montants sont hors taxes. Chaque ligne de prestation affiche un prix unitaire HT et un total HT. Aucun taux appliqué, aucun montant de TVA collectée : vous n'êtes pas redevable, vous ne collectez rien.

La ligne de TVA est absente ou affichée à zéro. Les deux pratiques coexistent : certains logiciels suppriment la ligne de TVA, d'autres affichent « TVA : 0,00 € » suivie de la mention d'autoliquidation. L'essentiel est qu'aucun montant de TVA ne soit facturé et que la mention explique pourquoi.

Le total est un « NET À PAYER » égal au total HT. Sur une facture classique, le net à payer est le total TTC. Ici, TTC et HT se confondent : votre client vous règle le montant hors taxes et traite la TVA de son côté. Conséquence directe de l'inversion du redevable : la TVA ne transite plus par votre compte bancaire. Ce n'est pas un manque à gagner — cette TVA n'a jamais été à vous —, mais anticipez-le si la TVA collectée en attente de reversement lissait votre trésorerie.

Les mentions qui accompagnent l'autoliquidation

La mention « Autoliquidation » ne vit pas seule. Selon le cas, d'autres informations doivent figurer sur la facture pour que le régime soit correctement appliqué et traçable.

En sous-traitance BTP : les identités complètes des deux parties

Votre facture de sous-traitance doit identifier précisément les deux entreprises : votre raison sociale, votre adresse et votre numéro SIRET d'un côté ; la raison sociale, l'adresse et le numéro SIRET de votre donneur d'ordre de l'autre. C'est ce qui permet de suivre la chaîne de sous-traitance et de vérifier que la TVA a bien été autoliquidée par la bonne entreprise. Ajoutez-y les références du chantier ou du contrat de sous-traitance : cette pratique simplifie nettement les rapprochements en cas de contrôle ou de litige.

En B2B européen : les deux numéros de TVA intracommunautaire

Pour une prestation de services B2B dans l'UE, la facture doit porter votre numéro de TVA intracommunautaire et celui de votre client. Ces deux numéros établissent que les deux parties sont des assujettis identifiés — la condition de l'autoliquidation par le preneur. Vérifiez le numéro de votre client dans la base VIES avant d'émettre la facture et conservez-en une trace : un numéro invalide fragilise le régime, et c'est vous, l'émetteur, qui êtes en première ligne.

Les mentions classiques restent obligatoires

L'autoliquidation ne vous dispense d'aucune des mentions habituelles d'une facture entre professionnels : numéro de facture séquentiel, date d'émission, date de la prestation, désignation précise des travaux ou services, quantités et prix unitaires, conditions de paiement. N'oubliez pas non plus les mentions relatives aux retards de paiement prévues par les articles L441-10 et D441-5 du code de commerce : taux des pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement. Une facture d'autoliquidation reste une facture complète, avec une TVA à zéro et une mention en plus.

Exemple commenté : une facture de sous-traitance BTP, ligne à ligne

Prenons un cas concret : vous êtes plaquiste, sous-traitant d'une entreprise générale sur un chantier de bureaux. Voici à quoi ressemble le corps de votre facture (montants fictifs, donnés à titre d'illustration) :

DésignationQuantitéPrix unitaire HTTotal HT
Fourniture et pose de cloisons 72/48, plateau R+285 m²32,00 €2 720,00 €
Bandes, enduits et finitions85 m²9,50 €807,50 €
Total HT3 527,50 €
TVA — Autoliquidation, art. 283, 2 nonies du CGI0,00 €
NET À PAYER3 527,50 €

Reprenons chaque zone de cette facture :

L'en-tête. En haut, vos coordonnées complètes : raison sociale, adresse, SIRET, numéro de TVA intracommunautaire. En face, celles de votre donneur d'ordre, avec son SIRET. Juste en dessous : le numéro de facture, la date d'émission et la référence du chantier et du contrat de sous-traitance.

Le corps. Deux lignes de prestation, chacune avec sa désignation précise, sa quantité, son prix unitaire HT et son total HT. Aucune colonne « taux de TVA » : elle n'aurait rien à afficher.

Le récapitulatif. C'est ici que tout se joue. Le total HT (3 527,50 €) est suivi d'une ligne de TVA à 0,00 € portant la mention complète : « Autoliquidation — TVA due par le preneur, art. 283, 2 nonies du CGI ». Puis le NET À PAYER reprend le montant hors taxes : votre donneur d'ordre sait combien payer, et pourquoi il n'y a pas de TVA.

Le pied de page. Conditions de règlement, taux des pénalités de retard, indemnité forfaitaire de recouvrement, coordonnées bancaires. Rien de spécifique à l'autoliquidation ici — mais rien ne doit manquer non plus.

Que risquez-vous sans la mention « Autoliquidation » ?

L'absence de la mention n'est pas un simple défaut de forme. Trois familles de conséquences.

L'amende fiscale pour mention manquante

Chaque mention obligatoire absente ou inexacte peut donner lieu à une amende fiscale. Son montant dépend de la nature du manquement et du contexte ; retenez surtout que l'amende se compte par mention et par facture — sur un flux régulier, l'addition monte vite. Votre expert-comptable saura chiffrer votre exposition.

La TVA facturée à tort est due

Le scénario inverse coûte souvent plus cher : vous ignorez le régime et facturez la TVA à 20 % comme d'habitude. Or une TVA facturée est due au Trésor, même facturée à tort. Vous devrez la reverser, tandis que votre client peut se voir refuser la déduction de cette TVA qui n'aurait jamais dû apparaître. Résultat : facture rectificative, avoir, remboursement — et un client agacé. L'erreur se corrige, mais elle coûte du temps, de la trésorerie et de la crédibilité.

Le blocage commercial

Conséquence la plus immédiate : les donneurs d'ordre du BTP et les services comptables européens connaissent leurs obligations, car ce sont eux qui portent le risque de redressement si la TVA n'est pas correctement autoliquidée. Une facture sans la mention sera très probablement rejetée et retournée, règlement remis à zéro. Une facture retoquée deux fois, c'est un mois de trésorerie de décalage.

Autoliquidation, franchise en base, exonérations : quelle mention pour quel régime ?

« Pas de TVA sur la facture » peut recouvrir des régimes très différents, et chacun exige sa propre mention. Les confondre est l'erreur la plus répandue chez les indépendants. Le tableau suivant met les principales situations côte à côte :

RégimeQuand il s'appliqueRéférence légaleMention à porter sur la facture
Autoliquidation — sous-traitance BTPTravaux réalisés par un sous-traitant pour une entreprise principale assujettieArt. 283, 2 nonies du CGI« Autoliquidation »
Autoliquidation — services B2B UEPrestation de services pour un assujetti établi dans un autre État membreArt. 196 de la directive 2006/112/CE« Autoliquidation »
Livraison intracommunautaire de biensBiens expédiés à un assujetti identifié dans un autre État membreArt. 262 ter, I du CGI« Exonération de TVA, art. 262 ter, I du CGI »
Exportation hors UEBiens expédiés en dehors de l'Union européenneArt. 262, I du CGI« Exonération de TVA, art. 262, I du CGI »
Franchise en baseChiffre d'affaires sous les seuils de la franchiseArt. 293 B du CGI« TVA non applicable, art. 293 B du CGI »

La distinction tient en une phrase par régime. En autoliquidation, la TVA existe bel et bien, mais c'est votre client qui la déclare à votre place : le redevable change, pas la taxe. En franchise en base (article 293 B du CGI), vous ne facturez pas de TVA parce que votre chiffre d'affaires reste sous les seuils du régime : c'est votre statut qui est en cause, pas la nature de l'opération. Dans les exonérations des articles 262, I (exportations hors UE) et 262 ter, I (livraisons intracommunautaires de biens) du CGI, c'est l'opération elle-même qui est exonérée en France.

Utiliser la mention d'un régime pour un autre — « Exonération » quand il s'agit d'autoliquidation, « Autoliquidation » quand vous relevez de la franchise — envoie un signal erroné et peut être traité comme une mention inexacte. Chaque régime a sa mention, et une seule.

Facturation électronique : la mention devient une donnée structurée

Dernier point : la réforme de la facturation électronique. Le calendrier est fixé : à partir de septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques ; l'obligation d'émission s'étendra aux PME et TPE en septembre 2027. Votre facture ne sera plus un simple PDF : elle devra exister dans un format structuré — comme Factur-X, conforme à la norme EN 16931 — où le régime de TVA appliqué, autoliquidation comprise, est codé dans les données mêmes du fichier.

Autrement dit, la bonne pratique devient une exigence technique : un régime mal renseigné, et la facture pourra être rejetée par la plateforme du destinataire. Autant prendre dès maintenant l'habitude de factures propres, avec le bon régime et la bonne mention.

C'est exactement ce que fait notre générateur : vous choisissez votre situation — sous-traitance BTP, services B2B UE, livraison intracommunautaire, exportation, ou facturation France avec TVA à 20, 10 ou 5,5 % et franchise 293 B —, et la mention légale exacte est ajoutée automatiquement au bon endroit, avec la vérification VIES du numéro de TVA de votre client intégrée. L'outil est gratuit, illimité et sans création de compte. La version Pro (19 €/mois, sans engagement) ajoute l'attestation VIES horodatée — une preuve datée de la validité du numéro de votre client, utile en cas de contrôle — et l'export Factur-X conforme EN 16931, disponible pour l'instant sur le régime France.

Questions fréquentes

Le mot « Autoliquidation » seul suffit-il sur ma facture ?

Oui. C'est la mention exigée par les textes, et elle se suffit à elle-même dès lors qu'elle est lisible et sans ambiguïté. Ajouter la référence légale — art. 283, 2 nonies du CGI en sous-traitance BTP, art. 196 de la directive 2006/112/CE pour les services B2B UE — reste recommandé pour lever tout doute sur le régime appliqué.

Faut-il afficher une ligne « TVA : 0,00 € » ou supprimer toute ligne de TVA ?

Les deux pratiques coexistent et sont admises. L'essentiel est double : aucun montant de TVA ne doit être facturé, et la mention « Autoliquidation » doit expliquer cette absence. Afficher « TVA : 0,00 € — Autoliquidation » à la ligne de TVA a notre préférence : la mention est là où le lecteur cherche la TVA.

Je suis en franchise en base (art. 293 B) : dois-je écrire « Autoliquidation » en sous-traitance BTP ?

Non, en principe. Si vous bénéficiez de la franchise en base, vous ne facturez pas de TVA en raison de votre régime : la mention à porter est « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». L'autoliquidation concerne les sous-traitants redevables de la TVA, et les deux mentions ne se cumulent pas sur une même facture. En cas de doute, validez avec votre expert-comptable.

J'ai facturé de la TVA par erreur alors que l'autoliquidation s'appliquait : que faire ?

Émettez une facture rectificative — ou un avoir annulant la facture initiale, suivi d'une nouvelle facture correcte — portant la mention « Autoliquidation », et remboursez la TVA encaissée à tort le cas échéant. N'attendez pas : la TVA facturée reste due tant que la facture n'est pas corrigée. Faites-vous accompagner par votre comptable pour régulariser la déclaration si nécessaire.

Mon client européen n'a pas de numéro de TVA intracommunautaire valide : que se passe-t-il ?

Sans numéro valide, vous ne pouvez pas établir que votre client est un assujetti identifié : l'autoliquidation par le preneur n'est pas sécurisée. Vérifiez le numéro dans la base VIES avant d'émettre la facture et conservez une preuve de cette vérification. Si le numéro est invalide, demandez à votre client de régulariser avant de facturer, et rapprochez-vous de votre expert-comptable.

La mention « Autoliquidation » doit-elle figurer aussi sur mes devis ?

L'obligation porte sur la facture. Rien ne vous empêche — et tout vous y encourage — d'indiquer dès le devis que les montants s'entendent hors taxes, TVA autoliquidée par le client : vous évitez toute discussion au règlement. Un devis TTC suivi d'une facture en autoliquidation crée une incompréhension inutile.

Ne cherchez plus la formulation : le générateur ajoute la mention légale exacte automatiquement.

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